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Timothée était souvent malade étant petit. On a déjà constaté en France
un manque de défense immunitaire qui était la cause de ces
fréquentes épisodes graves d'infections et de fièvres.

Au service des enfants KYS
Pour cause il fut souvent hospitalisé où il a reçu antibiotiques et autres liquides
en intraveineuse, parce que les infections à la bouche et dans la gorge
l'empéchait de manger. A l'époque, il avait été constaté des infections
sur la peau, comme de l'herpès. Les médecins n'y ont pas attaché plus
d'importances, ni aux fortes fièvres, les examens effectués à
l'hôpital Necker - Enfant malades
à Paris sont restés sans suite.
Après notre amenagement en Finlande, les deux premières années, Timothée
allait très bien, pas de fièvres même pas un rhume. L'air pur de la
Finlande, les étés chauds, les hivers froids et secs lui faisaient du bien.
Dehors du matin au soir, l'éducation physique à proximité des forêts de pins.
Il se portait bien. Nous étions soulagés, nous étions enfin sortis de cette
engrenage dans laquelle ces interminables maladies nous avaient enfoncés.
Sa scolarité se passait bien, il était joyeux et satisfait, content.
Vers la CM1 soit en 1998, il commença de nouveau à être malade. Mais pas aussi
dramatiquement qu'auparavant, simplement quelques rhumes. Cependant, il était
parfois très fatiqué et se plaignait d'avoir mal aux jambes, ou des maux de
tête. Ces symptômes se sont aggravés d'année en année, il souffrait aussi
d'insomnies. Nous l'avions souvent accompagné chez le médecin, mais ces
symptômes ont été simplement mise sur le compte de la croissance, enfin
apparament tous les enfants y souffrent. Nous étions, evidement très inquiet
et avions demandé qu'il lui soit fait des bilans sanguins, qui ont démontrés
un taux assez excessif de leucocyte, globule banc. Nous avions soupçonné
la leucémie, mais les médecins nous ont assuré du contraire et nous ont dit
qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter. Nous leurs avions fait confiance
et avions continué de vivre normalement. En février 2000, apparu sur la paupière
inférieure de son oeil droit un bouton, qui était un peu bleuâtre et douloureux.
On lui a administré des collyres prescrit par le medecin. Le médicament avait
fait assez rapidement effet, mais le bouton se renouvela tout de même aussitôt.
En juillet, de la même année, l'oeil s'infecta très grâvement. Nous avons été
envoyés au service ophtalmologie de l'hopital général, où le medecin de garde
a prescrit des antibiotiques par voie orale et des collyres pour les yeux. La
situation s'améliora encore pour quelques temps, mais quand l'école a commencé
les autres symptômes ont recommencé. Les maux de têtes ce sont aggravés et
Timothée était très fatigué. Les globules blancs étaient encore très élevés,
et là non plus, les médecins ne se sont pas souciés.
A la fin de novembre, pendant le week-end, Timothée était enrhumé et la température
commenca à monter. Le lundi, l'oeil s'infecta subitement et la paupière commenca
à devenir noir. C'est alors que des évènements cauchemardieux ont commencé.
De l'hôpital général de Mikkeli à l'Hopital Universitaire de Kuopio, en soin
intensif, en appareil respiratoire. Salle d'opération, la lutte entre la vie
et la mort. Nous les parents, étions égarés dans des interminables et longs
couloirs blancs et puants de l'hôpital. Nous nous rappelons encore très
clairement ces odeurs de medicaments mêlés à la nourriture. Nous étions
dans l'incertitude, désespérés, terrifiés et complètement confus. Tout de
même nous avions essayé de rester, pour notre enfant, dans la réalité, tous
instincts en éveil.
Nous ne savions pas, personnes ne savaient de quels maux souffrait notre enfant.
Quelque chose d'inconnu s'acharnait sur lui, rongeait son visage et son corps, l'infection s'étant
déjà propagée sur tous le coté droit de son visage, sur tous le coté gauche
de sa poitrine et aussi sur sa jambe droite. Tous étaient que peaux mortes,
noirâtre, et l'infection qui s'étendait. Nous avons appris alors que la peau
était gangrenée, mais pour quelle raison ? Cela restait encore un mystère.
Une semaine après, le diagnostic tomba; leucémie myeloïde aigüe et
pyoderma gangrenosum (gangrène de la peau !
On ne nous donnait pas beaucoup d'espoir, en réalité pas du tout, mais nous ne
voulions même pas penser à une telle éventualité, que notre enfant mourrait.
Il nous fallait s'accrocher à chaque possibilité et combattre par tous
les moyens. On nous a clairement expliqué la situation et ce qui allait arrivé,
le pronostique était mauvais. C'était tout à fait correcte de la part des
médecins et du personnel soignants, mais c'était à nous de décider de ce que
nous croyions et espérions que notre enfant allait guérir, la médecine fairait
de son mieux, et à Dieu, à qui rien n'est impossible.

La chimiothérapie a été commencé sans tarder et d'autres opérations
chirurgicales étaient encore nécessaire.
Par ces opérations de chirurgie plastique on lui a enlevé toute la peau
gangrenée, ce qui veut dire qu'on a oté une très grande partie du coté
droit du visage, jusqu'à l'os et l'ablation de son oeil qui était endommagé.
La peau du coté gauche de sa poitrine qui était aussi grangrenée a été enlevée.
Pour prevenir toute infection aux zones opérées on a dû lui faire des grêffes
de peau. Ces implants ont été pris sur ces deux cuisses. Le risque de nouvelles
infections de la peau au niveau des cuisses restait très élevé, mais il fallait
malgré tous agir vite.
Quand l'appareil respiratoire a été débranché, Timothée a pu être transférer
au service des enfants cancéreux. Petit à petit il prit conscience de ce qu'il
lui était arrivé, après deux semaines de sommeil artificiel. On peut seulement
imaginer ce qu'un enfant de 11 ans ressent et pense quand il se réveille le
corps couvert de bandages. Des douleurs partout, la muqueuse bucale déchirée,
gercée, les parties gréffées de son corps qui le demangeaient, des tuyaux
partout. Que voulait dire tous cela ? La peur et l'angoisse devait être
certainement très grand. Que pouvons nous faire ? Une forte angoisse et
peur nous avais nous aussi envahis. Nous ne pouvions simplement répéter et
répéter encore que nous l'aimons et que nous restons tous le temps auprès
de lui.
Les soins étaient lourds et l'état de Timothée était mauvais. Les cheveux sont
vite tombés, les médicaments ont provoqué de fortes réactions secondaires.
La nourriture et les liquides ne pouvaient être avalés, la peau le démangeait
et le changement des bandages augmentaient les douleurs. Tout étaient
affreux, notre enfant nous regardait avec peine et détresse, et nous demandait
ce qu'il lui arrivait. Etant nous-même dans l'ignorance nous ne pouvions
lui répondre. Nous ne pouvions tout de même pas lui dire qu'il allait
peut-être mourir. Nous lui avons dit : "tu es très
malade, mais on te soigne très bien ici à l´hôpital et nous croyons que Jésus
va te guérir." C'est ainsi que nous avons cru et Timothée aussi pendant
ces 9 mois que dura la maladie. Par cette espérance nous avons reçu la
force pour chaque jour dans cette terrible et difficile combat.

Pour raconter un peu cette force qu'avait Timothée, 3 jours après
sa sortie des soins intensifs, il a pu rire en regardant le dessin animé
les Sympson's ! Les jours suivants, assis sur son lit il dessinait déjà Donald
Duc. Timothée a suivi la fête de Noël, organisé dans le service, couché
dans son lit, mais rien ne lui échappa.
Durant ces 9 mois, il y a eu tellement de souffrances, aussi bien physiques
que psychiques. Des moments se mélant d'espoir et de désespoir. Nous avons
passé à l'hôpital de longues périodes, mais nous étions tous le temps auprès de
notre enfant. C'était comme si nous avions vécu alors dans un autre monde,
la seule réalité; une chambre d'hôpital et notre enfant dedans.
Il y avait aussi de meilleurs moments, nous avions pu passer quelques
jours à la maison, où Timothée a put être un peu dehors et même skier !

12ème anniversaire à l'hôpital
Timothée avait fait la connaissance d'autres enfants du service, des compagnons
de fortune. Il c'est crée une amitié très sincère entre les enfants. La
relation la plus chaleureuse c'était avec Elisa, une fille de 17 ans, qui
venait souvent dans sa chambre discuter et consoler. Et quand à cause des soins,
ils ne pouvaient pas se voir, ils s'envoyaient des petits mots et friandises
par les infirmières.
Nous souhaitons le plus grand bien à Elisa et la remercions.
Il y avait aussi Arto, Päivi et Eveliina qui se rappelait toujours de Timothée
dans ses prières du soir. Sa maman était très bonne avec nous et nous a beaucoup
soutenu dès que nous sommes arrivés au service. Maintenant Eveliina et Timothée
sont ensemble dans la maison du Père Céleste.
Et puis en juin les soins on été arrêté, parcequ'ils n'y faisaient aucun effet.
Nous sommes rentrés à la maison. Pendant deux mois, Timothée a pu être dehors,
aller manger au restaurant, jouer avec son chien Coco, aller à un parc d'attraction
et faire quelques petites choses même si cela lui demandait beaucoup d'effort.
Plusieurs fois par semaine on allait à l'hôpital général pour des bilans et transfusions
sanguines. Heureusement en Finlande, ces services; recevoir des plaquettes et tous autres
traitements leucémiques, sont bien organisés et contrôlés. C'était néanmoins une période
très difficile.
Timothée a fait la rentrée des classes au mois d'août, il était assis dans
son fauteuil roulant devant son pupitre comme les autres camarades de classe.
Il était content. Mais ses forces commencèrent à diminuées, il n'avait plus
d'appétit, il passait les nuits éveillés et dormait le jour. Nous avons passé
les nuits à son chevet, à lui donner de l'eau glacée, essayant de soulager
son mal-être. Nous lui avons lu la Bible, prié et chanté Jésus, c'est de
cela qu'il avait le plus soif.
Des douleurs, il y en avait beaucoup. On lui administra de la morfine. Il
avait des abcès et des hématomes sur tous le corps. Mais il ne se pleignait
pas, ne s'énervait même pas pendant les soins douloureux. Je n'ai jamais de
ma vie, ni dans ma carrière d'infirmière vu autant de patience. Il n'a
aucun moment montré d'ammertume.
D'où ce petit garçon a-t-il puisé sa force et son courage ? A cela il n'y a
qu'une seule réponse; Jésus !
Le dernier soir pour dernier mot il a dit : "Abraham aussi
espérait même si il n'y avait pas d'espoir."
Le 3 septembre 2001 au matin, nous étions assis auprès de son lit,
nous prions, nous avions vu que c'était le moment du départ. Pendant un instant
encore nous avons lutté, nous ne voulions cédé, mais quand Timothée a dit "Jésus",
nous lui avons demandé "Le vois-tu ?" l'enfant a seulement hocher la tête, il ne
pouvait plus parler, nous savions alors que son Cher Sauveur était venu chercher
son enfant. Il ne nous appartenait plus, nous ne voulions plus l'empêcher de
partir, seulement nous l'avions déposé avec joie dans les bras tendus de Jésus.

Timothée a levé son bras malade vers quelque chose qui nous était
invisible, pourtant il n'était plus concient.
Ce lundi 3 septembre à 10.35
notre cher enfant est rentré dans la Lumière Célestre. Ensemble nous lui
avions fermé son oeil, le seul qui lui restait, mais nous savions qu'à ce
même moment il regardait les merveilles du Ciel avec les yeux nouveaux.
Ce jour-là arriva l'automne.
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