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Dès l'age de 2 semaines, Timothée a été compté comme membre de l'église et
depuis il était avec nous à servir Dieu. Nous étions membres de l'Eglise
Baptiste Charismatique de Pontoise. Timothée allait à l'école du dimanche à
partir de l'age de 3 ans. Il était toujours enthousiaste pour prier et commencait
sa prière ainsi :
"Bonjour Jésus, c'est moi Timothée qui prie."
A l'école maternelle, il ne pouvait pas prier même pour bénir le repas et une
fois Timothée a pleuré en rentrant à la maison, parce que la maîtresse
l'avait interdit de chanter une chanson chrétienne. Il aimait chanter les
chansons sur son Bon Berger.
Le nom Timothée veut dire "celui qui adore Dieu", son nom il l'a bien porté
jusqu'à la fin.
Sa chanson préférée était "Ton amour, ta puissance, ta
présence dans ma vie. Je veux t'adorer de tous mon coeur, je veux t'adorer de
tout mon âme et je veux t'adorer de toute ma force parce que tu es mon Dieu."
Cette chanson il l'a chanté jusqu'a la fin, même s'il n'avait plus beaucoup de force.
En Finlande à l'école, il y avait la prière matinale, la bénédiction du repas,
l'éducation et les fêtes religieuses. Quelle merveille pour ce petit disciple
de Jésus.
Quand il est rentré à la maison après le premier jour d'école, il a crié :
"Super! La maîtresse est croyante."

L'école du dimanche, la vie d'église, étaient très important pour Timothée.
Là aussi, il a eu de bons amis. Il aurait voulu passer par le baptême des
croyants à l'Eglise Pentecôte de Mikkeli, mais la maladie l'en a empêché.
Timothée était triste, mais nous croyons que Jésus lui même l'a baptisé dans
le Lac de Cristal.
Pendant toute sa vie, comme nous l'avions déjà dit, Timothée a aimé Jésus.
Il avait une relation particulière, naturelle avec Jésus, comme si il Le
voyait marcher à ses cotés. Durant la période où il était malade, cette
relation a grandi. Souvent quand nous rentrions dans sa chambre, il avait
les mains croisées, et il nous disait :
"attendez un instant, je prie."
C'étaient ses moments privilégiés avec Jésus. Comment aimerions nous, comme
ce petit garçon, être aussi près de Dieu. Quand on lui avait annoncé à
l'hôpital que les traitements ne le guérissait pas, d'abord il a pleuré mais
après il a prié et le matin il nous a dit :
"maintenant je suis en paix je sais que Dieu prend soin
de moi."
Le médecin l'a demandé s'il voulait encore essayer une autre séance de chimio,
il a répondu que non, ainsi s'il guérissait tous aurait été obligé de reconnaître
que sa guérison était de Dieu. Nous lui avons demandé comprenait-il qu'il
pourrait peut-êre mourrir, il a répondu :
"je suis prêt à risquer ma vie pour la gloire de
Dieu."
Il a recu encore deux traitements très fort de chimiothérapie qui n'ont absolument
pas agit.
Il a eu des moments très difficile au cours du dernier mois.
Timothée a du recevoir de l'oxygène. Un jour lorsqu'il était très mal, je me
suis mise à pleurer, c'est alors qu'il m'a dit : "Ne
t'inquiet pas maman, ce sont seulement des épreuves pour que ça soit pas trop facile
et pour qu'on s'arrête pas de prier."
Quand nous lui avons demandé s'il ne guérissait pas, est-ce qu'il avait
peur d'aller au Ciel. Il a répondu :
"peut-être un peu, j'aurai préféré partir ensemble
avec vous. J'ai peur que nounours va me manquer. (Timothée avait depuis qu'il
était bébé, une peluche qui le suivait dans toutes les aventures et
mesaventures.)"
Que pouvions nous lui répondre. Nous savons tous qu'on ne peut rien emmener
de cette terre, mais nous lui avons dit : "Nous sommes sur que le Pére Céleste
arrangerait l'affaire." Le nounours a été mis dans les bras de Timothée dans le
cerceuil pour toujours, Dieu s'occupera.
Si quelqu'un demandait à Timothée s'il avait peur, il répondait, que non, parcequ'il
savait que quoi qu'il lui arrive ça sera bien. Oh, si seulement nous pouvions
tous être aussi sûrs et confiants de notre avenir.
Nous avons eu de très nombreuses et interessantes conversations pendant les
dernières semaines. Elles nous ont fait croître spirituellement. Pour rien au
monde nous ne changerons ces moments. Nous avons lu la Bible, Abraham était
devenu un modèle spirituel. Comment sa foi et sa confiance en Dieu étaient grandes.
Les voyages de l'apôtre Paul avaient bien entendu intéressé le petit historien.
Comment Etienne avait vu le ciel ouvert et Jésus assis sur son trône. Comment
Jésus a vécu sur terre, guéri les malades et consolé les opprimés. Nous nous
sommes réjouis de savoir que bientôt nous serons tous ensemble rassemblés aux
Noces de l'Agneau et nous verrons ce qu'on mangera au ciel.
Les derniers temps Timothée n'avait plus d'appétit et une fois lorsque j'ai essayé
de le faire manger, il a dit :
"Tu sais bien que je n'ai plus faim de cette nourriture,
j'ai seulement faim de l'esprit."

Il lui restait peu de force, pourtant il se faisait du soucis pour les autres,
pour ceux qui ne connaissaient pas Jésus, et pleurait à cause de ceux qui avaient
la vie difficile. Comment un tel enfant aurait continué de vivre sur cette terre ?
Nous croyons que le Pére Céleste l'a désiré auprès de Lui pour une tâche bien
particulière.
Un certain évangéliste dit un jour :
"Nous pleurons ceux de nos proches qui se sont endormis
et demandons pourquoi Dieu ne les a-t-il pas guéris, mais nous pouvons nous
consoler en se disant que le monde n'était pas digne d'eux et Dieu en avait
besoin pour son service."
Nous savons que Timothée s'inquiétait pour nous, comment on continuerait à vivre,
quel profond chagrin nous aurions sans lui, il est tous pour nous. Et le chagrin
a été grand, la tristesse si immense, qu'on ne peut même pas décrire. Mais nous
lui avons promis que nous nous en sortirons, qu'il pouvait partir en paix. Quand
son cher Sauveur est venu le chercher, il n'avait plus de crainte ni soucis.
Nous pouvons dire : ce que Timothée a cru maintenant il le voit.
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